Acutangle
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
top
Contents
• Exemples
──────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────────
Géométrie plane
Un triangle acutangle (ou plus simplement triangle aigu) est un triangle dont tous les angles sont aigus, par opposition au triangle obtusangle comportant un angle obtus (ainsi que deux angles aigus), et au triangle rectangle dont un angle est droit et les deux autres, aigus.
En géométrie euclidienne, la somme des mesures des angles intérieurs d'un triangle étant toujours égale à 180°, un triangle ne peut avoir que zéro ou un angle obtus. Un triangle est donc toujours soit obtusangle, soit acutangle, soit droit.
Cette distinction entre les triangles est particulièrement importante car certains théorèmes ne s'appliquent qu'à un seul type de triangles, ou s'appliquent différemment selon le type concerné.
Contrairement au triangle obtusangle, pour un triangle acutangle, le centre du cercle circonscrit et l'orthocentre sont à l'intérieur du triangle.
Condition sur les côtés
Trois nombres réels 0 < a ⩽ ⩽ b ⩽ ⩽ c {\displaystyle 0<a\leqslant b\leqslant c} sont les côtés d'un triangle acutangle si et seulement si c 2 < a 2 + b 2 {\displaystyle c^{2}<a^{2}+b^{2}} .
Démonstration
Sens direct :
Si a = B C , b = C A , c = A B {\displaystyle a=BC,b=CA,c=AB} , d'après la loi des cosinus, 2 a b cos C ^ ^ = a 2 + b 2 − − c 2 > 0 {\displaystyle 2ab\cos {\widehat {C}}=a^{2}+b^{2}-c^{2}>0} puisque l'angle C ^ ^ {\displaystyle {\widehat {C}}} est aigu.
Réciproque :
Si c 2 < a 2 + b 2 {\displaystyle c^{2}<a^{2}+b^{2}} , c 2 < a 2 + b 2 + 2 a b = ( a + b ) 2 {\displaystyle c^{2}<a^{2}+b^{2}+2ab=(a+b)^{2}} , donc c < a + b {\displaystyle c<a+b} , et donc d'après l'inégalité triangulaire, il existe un triangle A B C {\displaystyle ABC} ayant pour côtés a = B C , b = C A , c = A B {\displaystyle a=BC,b=CA,c=AB} .
Comme 2 a b cos C ^ ^ = a 2 + b 2 − − c 2 > 0 {\displaystyle 2ab\cos {\widehat {C}}=a^{2}+b^{2}-c^{2}>0} , l'angle C ^ ^ {\displaystyle {\widehat {C}}} est aigu.
Les deux autres angles sont aigus car a 2 ⩽ ⩽ b 2 < b 2 + c 2 {\displaystyle a^{2}\leqslant b^{2}<b^{2}+c^{2}} et b 2 ⩽ ⩽ a 2 < a 2 + c 2 {\displaystyle b^{2}\leqslant a^{2}<a^{2}+c^{2}} .
Autres conditions
• Un triangle est acutangle si et seulement si la somme des mesures en degré de deux de ses angles est toujours > 90 ∘ ∘ {\displaystyle >90^{\circ }} .
• Un triangle est acutangle si et seulement si cos A ^ ^ cos B ^ ^ cos C ^ ^ > 0 {\displaystyle \cos {\widehat {A}}\cos {\widehat {B}}\cos {\widehat {C}}>0} (en effet un cosinus au plus peut être négatif).
Avec la formule cos A ^ ^ cos B ^ ^ cos C ^ ^ = p 2 − − ( r + 2 R ) 2 4 R 2 {\displaystyle \cos {\widehat {A}}\cos {\widehat {B}}\cos {\widehat {C}}={\frac {p^{2}-(r+2R)^{2}}{4R^{2}}}} , où p est le demi-périmètre, r le rayon du cercle inscrit et R celui du circonscrit, on obtient cite-ref-1[1] :
• Un triangle est acutangle si et seulement si p > 2 R + r {\displaystyle p>2R+r} .
Exemples
Les faces d'un tétraèdre équifacial sont toujours acutangles ; la base d'un tétraèdre trirectangle est acutangle.
Géométrie dans l'espace
Considérons un tétraèdre non aplati, et sa sphère circonscrite. Chaque face du tétraèdre est portée par un plan qui sépare la sphère en deux calottes : l'une d'elles est au moins aussi grande qu'un hémisphère. On parle de tétraèdre acutanglecite-ref-chrystal-2-0[2] si :
le sommet opposé à chaque face est sur la grande calotte délimitée par le plan de la face.
Notes et références
cite-note-11. ↑ hiriart-urruty-p-lass-re-jean-pierre-laurent2023j-b-hiriart-urruty-p-lass-re-jean-pierre-laurent2023J.B. Hiriart-Urruty, P. Lassère, Jean-Pierre Laurent, « Pouvez-vous mesurer la forme d'un triangle ? », Quadrature, no 127, janvier-février-mars 2023, p. 20 - 23
cite-note-chrystal-22. ↑ chrystal1885m-chrystal1885M. Chrystal (trad. M. l'abbé Pautonnier), « Sur le problème de la construction du cercle minimum renfermant n points de données d'un plan », Bulletin de la S.M.F., Société mathématique de France, 1885, p. 200 (lire en ligne)
• Portail de la géométrie